Le Château de Chenailles

  • 01-04-chateau-de-chenailles-patrimoine-culturelA 2 km du centre, au milieu de bois agréables, se dresse le château de Chenailles, demeure privée construite au tout début du 17ème siècle, par la famille Vallée. Les membres de cette famille occupaient des emplois administratifs ou financiers importants. Ils obtinrent l’anoblissement et portèrent par la suite le titre de seigneurs de Chenailles.
  • Le château agrémenté d’un beau jardin à la française où étaient dispersés de nombreux bassins consacrés à Neptune, à Vénus, et aux nymphes des fleuves. Les fontaines et des bois, qu’animaient plus de 360 jeux d’eaux faisaient l’admiration des visiteurs de l’époque. Il ne reste malheureusement plus rien de cette antique splendeur.
  • Une tradition bien ancrée, difficilement vérifiable historiquement, raconte la visite rapide fait par Henri IV à la jeune Marie Vallée qui possédait Chenailles à cette époque.
  • Le roi, accompagné d’une favorite, Gabrielle d’Estrées, dit-on, se prit de querelle avec la belle. Celle-ci lui échappa, s’enfuit à travers bois et alla se réfugier dans une ferme des environs appelée depuis la Belle Sauve. Légende ou fait historique, la question est controversée. On ne prête qu’aux riches. Le bon roi Henri n’en était pas à une aventure galante, à une scène de jalousie près.
  • Pendant la Révolution, le château abrita quelque temps des Vendéens du parti républicain chassés de leur pays par les Chouans.
  • Le château de Chenailles est devenu une acquisition de la ville début 1986 et depuis a été revendu à une famille américaine.

Si le souvenir vous porte à la rêverie, suivez les allées et chemins fléchés. Vous mettrez peut-être vos pas dans les pas de la Belle Gabrielle.

 

Le Château de Saint Aignan

  • 02-04-chateau-st-aignan-patrimoine-culturelLe Domaine de Saint Aignan situé en bord de Loire, abrite un parc et un château datant de la fin du XIXème  siècle. Cette superbe propriété privée, appartient à la famille De Beaucorps.
  • Le parc contenant une richesse remarquable d’essences, en fait un lieu privilégié.
  • Les cèdres, le sophora pleureur, l’oranger des ôsages ou encore le séquoia et le chêne liège offrent un magnifique paysage. Il en est de même pour l’allée de platanes, dont la voûte protège du soleil.
  • Au centre du domaine, le château livre une particularité. Son toit brûlé par accident pendant la Seconde Guerre mondiale a été remplacé par une terrasse.

 

Le Port

  • 03-04-le-port-patrimoine-culturelLe port a perdu son cachet commercial mais est devenu un but de promenade apprécié par tous les Dionysiens.
  • Du temps de la marine de Loire, les activités commerciales y étaient très importantes et même au xviie siècle, supérieures à celles du port de Jargeau (commerce de vin, vinaigre, bois).
  • D’aspect identique à cette époque, il abrite aujourd’hui le bateau-lavoir et quelques gabares de marine de Loire.
  • La ville souhaite donner un cadre ligérien à  ses fêtes de pays qui s’y développent dans la bonne humeur.
  • Actuellement, la cale à bateaux est utilisée comme embarcadère pour des activités de loisirs (canoës, kayacs).

 

Le bateau-lavoir

  • 04-04-le-bateau-lavoir-patrimoine-culturelLe bateau-lavoir est de nouveau présent dans le port dionysien pour rendre hommage à toutes les lavandières travaillant sur tous les bateaux-lavoirs de France au XIXème siècle.
  • Un bateau-lavoir a été installé à Saint Denis de l’Hôtel en 1877, en aval du pont, le long de la berge. Ce bateau-lavoir mesurait 11,80 m de long, 2,65 m de large et pouvait abriter une vingtaine de lavandières. Il a disparu vers 1935.
  • En partenariat avec le Lion’s Club local et la Mairie, l’Association des mariniers de Saint Denis de l’Hôtel « Ancre et Loire » a décidé en 2008 de reconstruire ce bateau-lavoir à l’identique. La Loire, ce n’est pas que les mariniers.
  • L’association tenait  ainsi à rendre hommage à toutes les femmes qui ont exercé en ce lieu ou pendant plus d’un siècle sur des centaines de bateaux-lavoirs en France, le difficile métier de laveuses ou lavandières.
  • L’inauguration de ce premier bateau-lavoir ligérien du 21e siècle a eu lieu le 8 juin 2013.

 

Le pont

  • Le premier pont fut construit en pierre, au XIIIème siècle et détruit en 1790 ; ses fondations sont encore visibles en période d’étiage.108-le-pont-10-07-2016-3
  • De 1790 à 1834, un bac a permis la traversée du fleuve.
  • Dès 1832, la construction d’un ouvrage moderne, de type suspendu en bois, fut décidée par ordonnance royale.

Il fut détruit partiellement par les 3 grandes crues décennales  de 1846, 1856, 1866  puis par fait de guerre en 1870.

  • En 1923, il fût décidé de construire un pont suspendu métallique :

inauguré le 10 juillet 1927 il s’avère rapidement trop fragile et il doit   être renforcé en 1934 déjà à cause du gel.

  • En 1940, des câbles furent sectionnés pour ralentir l’armée allemande, les travées effondrées sont reconstruites jusqu’en 1943 et le pont fut bombardé par l’aviation alliée en 1944 faisant basculer l’ensemble du tablier.

Après sa reconstruction en 1945, l’ouvrage subit de nombreux renforcements ou réparations.

En 1967, une passerelle fut accolée au pont pour satisfaire le besoin de sécurité des piétons et améliorer les conditions de circulation.

L’état de ce pont était inadapté à la circulation moderne.

  • Le Conseil Général décida en 1985 la construction d’un nouveau pont à ossature mixte. Mise en service du pont actuel le 16 septembre 1988 puis destruction de l’ancien en 1989.
  • Les culées nord et sud sont conservées et aménagées en belvédères.

 

MAURICE GENEVOIX

  • Maurice Genevoix, né le 29 novembre 1890 à Decize dans la Nièvre en Bourgogne et décédé le 8 septembre 1980 à Jávea, Espagne, est un romancier-poète français, héritier du réalisme.

Natif de la Nièvre, Maurice Genevoix avait trouvé refuge dans le Loiret à Saint-Denis-de-L’Hôtel au hameau des Vernelles où il avait acheté une maison grâce au Prix Goncourt, reçu en 1925 pour son roman « Raboliot ». Dans cette maison des bords de Loire, Genevoix a rédigé l’essentiel de ses romans et c’est aussi là que sa fille Sylvie naquit en 1944.

  • « Les Vernelles », reste une demeure familiale à l’écart du village. Avenue de la Tête-Verte, le centre culturel Maurice-Genevoix retrace son parcours.
  • OLYMPUS DIGITAL CAMERAD’une grande vitalité malgré ses blessures reçues lors de la Première Guerre mondiale près du village des Éparges, en avril 1915, et animé de la volonté de témoigner, il écrit jusqu’à ses derniers jours. Son œuvre, portée par le souci de perpétuer ce qu’il a tenu pour mémorable, produit d’une grande longévité littéraire, rassemble 56 ouvrages.

L’ensemble de son œuvre témoigne des relations d’accord entre les hommes, entre l’Homme et la Nature, mais aussi entre l’Homme et la Mort. Son écriture est servie par une mémoire vive, le souci d’exactitude, et le sens poétique. Normalien, il admire tout autant l’éloquence des artisans ou des paysans.

  • Maurice Genevoix est surtout connu pour ses livres régionalistes inspirés par la Sologne et le Val de Loire comme son roman Raboliot (prix Goncourt 1925). Il a cependant dépassé le simple roman du terroir par son sobre talent poétique qui, associé à sa profonde connaissance de la nature, a donné des romans-poèmes admirés comme la Dernière Harde (1938) ou la Forêt perdue (1967).
  • Il a également témoigné des épreuves de la génération qui a fait la Grande Guerre (1914-1918), particulièrement dans Ceux de 14, recueil de récits de guerre rassemblés en 1949. Il s’est aussi penché plus largement et plus intimement sur sa vie en écrivant une autobiographie : Trente mille jours, publiée en 1980.

 

L’UNION MUSICALE MUNICIPALE

La plus ancienne association de Saint Denis de l’Hôtelp1310286

  • Il faut savoir que cela fait plus de 130 ans qu’il existe une musique à Saint Denis. Quand l’Union Musicale Municipale fut créée le 28 juillet 1912, il y avait déjà une fanfare dénommée « la lyre fraternelle de Saint Denis de l’Hôtel » qui animait le village depuis la fin du 19ème siècle.Vingt quatre membres exécutants composaient cette union musicale.
  • La guerre 1914-1918 arrête l’activité de la société pendant 6 ans. A la reprise en 1920, la musique assure les défilés et les concerts.
  • A partir de 1926, l’Union Musicale se présente au premier concours national au Havre. Elle obtient 1er prix de lecture à vue, un 1er prix d’exécution et se classe en 3ème division, 3ème section.
  • En 1939, l’essor de la musique est à nouveau stoppé par la guerre. Pendant l’exode, l’occupation, beaucoup d’instruments disparaissent ou sont détériorés. Pendant cette période pour distraire les jeunes, des cours de solfège sont donnés par Monsieur René Cavoizy, nommé instructeur.
  • En 1945, la guerre est enfin terminée. Les musiciens prisonniers, de retour au pays, et tous les membres de l’Union Musicale sous l’impulsion du président, du chef et du sous-chef, se réunissent ;  après examen de la situation (instruments réparés, archives remises en état….), les répétitions reprennent et sous la baguette de maître du chef, des concerts sont donnés composés de programmes de tout premier choix.
  • De 1947 à 1972 l’Union Musicale Municipale participe pratiquement tous les ans à des concours départementaux, nationaux et même internationaux qui la conduise de la 3ème division, 3ème section à la 1ère division, 2ème section en 1967 au concours international de Tours.
En 1963, la musique se présente à Auxerre à la finale de l’émission « Bonjour Monsieur le Maire » organisée par Europe 1, sous le patronage de la confédération Musicale de France, elle obtient le premier prix pour fanfare.
En 1964, est créée l’école de musique afin d’apporter un savoir aux jeunes. Les anciens donnaient des cours bénévolement.

 

Aujourd’hui l’Union Musicale Municipale compte 50 musiciens. Un orchestre « juniors » composé de 20 adolescents anime les concerts et les sorties. L’école de musique accompagne 54 jeunes à la formation du solfège et de l’instrument.

 

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